Local Editions (Oléron)

Vadim ANDREYEV : Champ sauvage

Champ sauvage : l’île d’Oléron sous l’Occupation

Après Une île dans la vie…, le récit d’Olga Andreyev-Carlisle, vous découvrirez avec plaisir Champ Sauvage, un roman ayant lui aussi pour toile de fond Oléron durant la Seconde Guerre Mondiale. En effet, l’auteur, Vadim Andreyev, est le père d’Olga. Comme de nombreux Russes, il est arrivé en France dans les années 20. 

En 1940, le héros de ce roman fuit la région parisienne en vélo. Sur le chemin de l’Exode, il croise la route d’une mère et de sa fille, d’origine russe elles aussi, qui l’entraînent dans leur sillage pour aller rejoindre leur famille réfugiée à Saint-Denis d’Oleron. Après cet incroyable périple, il y passe le reste de l’Occupation. Témoin attentif de la vie sur l’île, le héros découvre un territoire totalement inconnu, qui l’intrigue autant qu’il le fascine. Et bientôt, il se rapproche de la Résistance locale. 

À travers ses yeux, les amoureux de l’histoire oleronnaise retrouveront, comme une Madeleine de Proust, certaines notations familières. De La Morelière près de Chassiron, à la Maison Heureuse de Boyardville, dans les roues du héros, ils sillonneront une île bien plus complexe qu’il n’y paraît, où la population, obligée de travailler pour les nazis à la construction du mur de l’Atlantique, mène à sa façon un âpre combat contre l’armée allemande. Mais il rencontrera aussi des Russes enrôlés de force sous l’uniforme allemand et il découvrira que, en temps de guerre, les choix sont parfois difficiles et les frontières mouvantes. De découvertes en confrontations, c’est au final de lui-même qu’il aura la révélation. Champ sauvage, de Vadim Andreyev, est donc non seulement un roman à fondement historique, mais c’est aussi un récit autobiographique tumultueux et captivant, une aventure humaine où l’île joue le rôle de révélateur. 

Champ Sauvage a été publié en URSS, dans les années 60, d’abord en russe puis en français. 

Né en Russie en 1903, apatride, Vadim Andreyev (photo ci-contre – © Denis Brihat) est arrivé en France en 1924 et il y a vécu jusqu’à la fin des années 40. Durant les années 50 et 60, il travaille à l’ONU, à New-York puis à Genève où il décède en 1976. 

Notice bio-bibliographique de l’auteur, par Gérard Chagneau et André Reznikoff 

2019 – 304 p. – 13,5 x 21 cm – 20 ill. hors texte – 978-2-905-685-27-8 – 17 € 

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